Interview #9 - Madeleine Lucet-Pavageau

Publié le par Mina

~ Madeleine Lucet-Pavageau ~

madeleinelucetpavageau.jpg

Présentation par Mina : Madeleine Lucet-Pavageau est une auteur nantaise que j'ai rencontré tout à fait par hasard à l'occasion d'une séance de dédicace. Elle a eu l'occasion d'exercer de nombreux métiers mais est finalement revenue vers l'écriture... et la peinture. Son premier roman contemporain, "Arnato" a été publié aux éditions Amalthée.

Pour commencer, voici ma chronique de son roman : "Arnato"


Mina : Tout d'abord, je suis ravie que le hasard nous ai fait nous rencontrer et je vous remercie d'avoir accepté cette interview

Madeleine Lucet-Pavageau : Bonjour Mina, je vais me plier au jeu de l’interview, mais avant de commencer je souhaite vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mon livre ‘Arnato’et à celle qui l’a écrit. Et aussi je désire vous complimenter pour la présentation de votre blog, attrayant, coloré, original et…utile. Depuis notre rencontre je le fais connaître autour de moi. (Merci, merci !  )

 

M : J'aimerais commencer par une présentation originale au travers d'un portrait chinois : si vous étiez un mot ? si vous étiez une qualité ? si vous étiez un personnage historique ? si vous étiez une ville ?

M. L-P : si j’étais un mot : vivre !

une qualité : tolérance

un personnage : Nelson Mandela

une ville : la mienne : Nantes

 

M : Depuis combien de temps écrivez-vous ?

M. L-P : très jeune, très tôt j’ai griffonné, noirci des bouts de papier, pris des notes, sans oser aller au-delà. La dévoreuse de livre que je suis, qui plus est, difficile dans mes choix de lecture ! ne se permettait pas d’envisager d’écrire au sens noble, d’écrire un livre ! Tout comme la peinture que j’ai travaillé à l’école des Beaux Arts de Nantes, ne me donnait pas la liberté de peindre. Trop de beauté, trop de chef- d’œuvre rendent humble et peuvent freiner. Pour moi cela fut le cas. Mais la vie passe, et elle passe vite. Et l’appétit de se faire plaisir est là, de se prouver, d’oser et puis surtout de travailler pour s’en donner les moyens. Mon premier livre a vu le jour, le second se termine. Les peintures osent se montrer et même s’exposent.

 

M : J'ai eu l'occasion de lire votre premier roman "Arnato" et votre passion pour l'humain et la psychologie humaine en ressort vraiment ; d'où vous vient-elle ?

M. L-P : D’où me vient la passion de l’humain : de la même source que mes faiblesses, défauts et qualités. L’inné !

 

M : Quelles ont été vos inspirations littéraires pour ce titre ?

M. L-P : J’ai aimé l’Alchimiste de Paulo Coehlo, je l’ai offert à chacun de mes enfants, car il renferme la raison de vivre et le chemin, le bon chemin ! Pour moi le but n’est pas au bout du chemin, il est Le Chemin.

 

M : Est-ce que certains personnages d'"Arnato" ont croisé votre vie ? ou même, vous ressemblent ?

M. L-P : Une ressemblance avec les personnages d’Arnato ? : Mais non voyons aucune ! enfin, très honnêtement le personnage d’Arnato, utopiste, un peu Zorro, optimiste et déterminé m’a valu de mes intimes des réflexions qui me le rendait bien proche de moi ! Bien sûr chaque personnage est saupoudré d’un peu de tel ou telle personne, vue, rencontrée, partagée, supportée, aimée ou ignorée. De tous ceux qui animent l’histoire d’une vie.

 

M : J'ai trouvé très intéressante la relation fusionnelle qu'entretiennent Pierre et Marie, les jumeaux ; pourquoi les avoir placé au centre d'"Arnato" ? 

M. L-P : La relation Pierre et Marie n’est pas gratuite, elle fait partie de mon histoire, bien que dans un contexte très différent.

 

M : La tolérance, la mort, la puissance des médias, sont autant de thèmes que vous abordez dans votre livre ; quelle importance ont-ils pour vous ?

M. L-P : La tolérance fut pour moi l’antidote aux évènements difficiles rencontrés sur mon parcours, surtout lorsque l’on ne sait pas utiliser le pardon, la tolérance alors peut apporter à soi autant qu’aux autres. Dans mon livre, si j’ai beaucoup évoqué la mort c’est que le sujet est pour moi incontournable. Vivre sans se le rappeler relève de l’inconscience. Vivre dans le déni de notre finitude amène vers un horrible réveil. Quant aux médias, leurs pouvoirs actuels me fascinent et m’inquiètent aussi, alors j’ai utilisé ce moyen bien moderne qui collait avec le sujet.

 

M : Êtes-vous quelqu'un d'optimiste ? avez vous foi en l'espèce humaine ?

M. L-P: Si je suis optimiste ? Mais oui, curieux non ! Et j’ai foi en l’espèce humaine, au moins à celle qui m’entoure, celle de mon pays. Au-delà je ne sais pas et à des milliers de km de là je ne sais pas non plus !

 

M : Êtes-vous une lectrice ? Quels auteurs lisez-vous ?

M. L-P : Un peu, beaucoup, passionnément et depuis toujours. Un peu trop sélective aussi, j’oublie les policiers, le fantastique et la SF. Ce sont les vrais rapports humains qui m’intéresse, qu’ils soient de siècles éloignés ou d’aujourd’hui. Car hormis internet, le téléphone et les avions, les rapports entre les hommes et les femmes ont peu changé. Je lis beaucoup les auteurs actuels, français ou étrangers. Victor Hugo, Proust, Stephan Zweig, Milan Kundera m’ont rendu heureuse (entre autres)

 

M : Vous êtes peintre également ; est-ce un art étroitement lié à l'écriture ? (Cela se retrouve dans vos personnages avec Marie qui aime l'art et Pierre qui parle de "Dessiner les mots")

M. L-P : Peinture et écriture sont tout à fait lié, car ils me permettent de m’extérioriser. En premier ce fut le dessin et la peinture, puis l’écriture est venue après.

 

M : Quels sont vos projets littéraires ?

M. L-P : Un second livre bien avancé, en cours d’achèvement. Sur deux périodes, une période historique en résonance avec une histoire qui se déroule aujourd’hui. Et toujours sur la difficulté des rapports humains (ou leur simplicité !)

 

M : D'autres dédicaces sont-elles prévues prochainement ?

M. L-P : Depuis le début de l’année je suis en dédicace les samedis. (ndlr : d'autres infos sur le site internet. Bon c'est pas à jour en fait mais Madeleine a ajouté ceci il y 2 jours...)  Je serai au salon de Saint-Cyr-sur-Loire (Tours) le samedi 2 juin prochain (joli salon du livre, qui a pour nom : le chapiteau du livre, car sous le signe du cirque)

 

M : J'ai pu vous parler des blogs littéraires ; que pensez-vous de ce nouveau moyen de communication autour de la lecture ?

M. L-P : Les blogs littéraires ? mais un auteur ne peut qu’applaudir à cette initiative ! Tant de livres édités et une insuffisance de lecteurs par rapport au nombre. Dans toutes les librairies, nous trouvons les mêmes piles de livres, des mêmes auteurs, alors bien difficile aux nouveaux auteurs, aux premiers romans de se frayer un chemin ! de se montrer. Les blogs littéraires ouvrent une fenêtre, un espace. Bravo, compliments !

 

M : Le mot de la fin sera

M. L-P : Le mot de la fin : LIRE encore et encore, pour se distraire ou s’enrichir, découvrir et se découvrir, apprendre, voyager, rêver, s’évader…
Merci Mina pour votre ferveur. Merci de donner l’occasion aux nouveaux auteurs de se montrer.

 

Merci infiniment Madeleine (^-^)


Publié dans ♦ Interviews

Commenter cet article

Lina Carmen 30/04/2012 13:04


Bonjour Mina ! Merci pour cette interview, tu m'as donné envie de lire cette auteure !


Bonne journée


Lina

Mina 30/04/2012 13:17



J'en suis ravie (^-^) merci de ton commentaire Lina