Ça - Stephen KING

Publié le par Mina

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Titre :  Ça (It)

Auteur :
  Stephen KING

Edition :
  Le Livre de Poche

Genre :
  Frisson

Résumé :

  Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent: des enfants disparaissent, d'autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d'amis fidèles, traquent cette "chose" abominable qui vit dans un réseau d'égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d'un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l'état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l'amour et l'amitié pour vaincre "Ça" qui, lui aussi, peut avoir peur...



Mon avis :
  Pour ce titre, je suis obligée de commencer par adresser un grand merci à Shanaa qui m'a offert le premier tome de "
Ça" malgré mes réticences et qui m'a vivement conseillé de le lire, même si je m'étais arrêtée au premier chapitre, il y a bien dix ans de cela, déjà traumatisée par la couverture (on y voyait le clown ><).

 

  Petite précision, cet article ne sera pas complet de suite car, comme pour beaucoup de King, les éditeurs français ont préféré couper le livre en deux et je n'ai lu que le premier tome et donc la première partie (^-^)

 

• Ça, tome 1
(Lu dans le cadre du Challenge Stephen King 2012)

  Bien m'en a pris de retenter la lecture de ce titre car, maintenant que je connais la plume de Stephen King, je sais qu'il écrit bien plus qu'un roman d'horreur... eh puis je n'ai pas eu si peur que cela.
  Ce premier tome est un peu long à commencer, il y a beaucoup de personnages à mettre en place ; j'ai eu peur d'être perdue mais ma confiance en l'auteur m'a poussée à continuer. Au final, chaque 'héros' s'est dessiné au fur et à mesure, jusqu'à ce que je les connaisse bien et que je m'y attache. Les portraits sont longuement approfondis, Stephen King s'attache aux moindres détails. 

 

  Alors qui sont-ils ?
  Ils sont cinq, cinq membres du club des 'Ratés', et cinq personnages aux vies peu évidentes. C'est le triste point commun que j'ai retrouvé entre eux... pour commencer.
  Bill Denbrough est le grand frère de la première victime. Son enfance a été difficile ; suite à la mort de son frère, il a grandi dans une famille envahie par le deuil et la douleur. Aujourd'hui, il est écrivain et semble être le personnage central, même si aucun ne se détache vraiment.

"C'était une époque où ses parents jouaient déjà les serre-livres sur la canapé, mais où George et lui jouaient les livres. Bill avait voulu une fois faire le livre entre eux depuis la mort de George, pendant qu'ils regardaient la télé ; ce fut en vain. Il émanait d'eux des ondes glacées, contre lesquels le système de dégivrage de Bill n'était pas suffisamment puissant. Il avait dû partir, car ce genre de froid lui gelait les joues et lui faisait monter les larmes aux yeux."

  Ben Hanscom, lui, a toujours été en surpoids et brimé par les autres élèves.
  Eddie Kasptrack est asthmatique...
  Beverly Marsh est celle qui m'a le plus touchée. Battue par son père, elle est aujourd'hui mariée à un homme violent. Comme si rien ne pouvait la sortir de cet engrenage.
  Il n'y a que Richie Tozier dont je n'ai pas réussi à cerner le souci...
  Enfin, dans le présent, il y a un autre personnage important : il s'agit de Mike Hanlon, journaliste, qui va être à l'origine du rassemblement de ces cinq amis que les années ont éparpillé et, surtout, éloigné de Derry.

 

  Ai-je vraiment besoin d'évoquer l'histoire de "Ça" ? Peut-être un petit peu, juste pour la logique de cette chronique.
  A Derry, petite ville du Maine, il y a trente ans, des crimes horribles ont été perpétrés sur des enfants. Puis tout s'est arrêté, on pensait avoir arrêté le coupable mais, trente ans plus tard, Mike Hanlon constate que l'histoire se reproduit et décide de rassembler cinq amis directement impliqués dans les évènements de 1958. Au départ, ils doivent être six mais rapidement, Stanley Uris se suicide. de quoi a-t-il donc si peur ?
  Le roman est découpé en plusieurs partie. Dans celle intitulée 'Juillet 1958', Stephen King nous propose de découvrir, personnage par personnage, les évènements horribles de cette année...
  Puis, dans une autre partie intitulée 'Adultes', tous se retrouvent à Derry et découvre que Ça ne s'en prend pas qu'aux enfants... 

 

  Dans "Ça", Stephen King joue sur les peurs les plus enfantines et je suis sûre que je ne suis pas la seule à enavoir conservé certaines. Il sait ménager l'angoisse. Mais j'ai trouvé les scènes adultes encore plus effrayantes.
  Mais "Ça" c'est aussi un roman sur l'amitié, sur le passage à l'âge adulte et, peut-être même, sur l'enfant qui sommeille en chaque adulte... et je suis sûre que j'en oublie !
  "Ça" c'est encore un roman où Stephen King dénonce : le racisme, l'homophobie, la violence envers les femmes et les enfants... Je dis 'dénonce' mais c'est peut-être un peu fort car ce n'est pas dit clairement, ce n'est pas sa voix qui le dit, mais ce sont autant de thèmes évoqués.

 

  Bon, pour conclure tout cela, j'ai adoré découvrir ce roman culte d'horreur de Stephen King. "Ça" est, sans conteste, à lire mais sûrement pas avant l'âge adulte. Il est effrayant, certes, mais aussi touchant et Stephen King brosse des portraits de personnages bouleversants avec beaucoup de talent, comme toujours.
  Enfin, l'histoire est loin d'être finie et il me faudra lire la suite pour vraiment finir cette chronique... 

"Dis à tes amis que je suis le dernier d'une race qui se meurt [...]. L'unique survivant d'une planète en train de mourir. Je suis venu voler tous les hommes... violer toutes les femmes et apprendre à danser le twist."

 


• Ça, tome 2

 

  Je le répète, mais c'est important, ce deuxième tome ne tient qu'au découpage français car, à sa sortie VO, "It" faisait bien 1000 pages. A croire que les éditeurs français pensent que les lecteurs français seraient découragés par un si gros roman ; à moins que ce ne soit pour faire davantage de bénéfices...


  Qu'à cela ne tienne, ce deuxième tome commence donc par une quatrième partie et l'immense épopée sur plusieurs années, de nos sept héros, se poursuit.

  Cette quatrième partie nous projette de nouveau en juin 1958. J'ai aimé découvrir plus amplement le personnage de Mike, le journaliste, et ce qui le lie aux autres. Et puis bien sûr, j'ai savouré la découverte des évènements décisifs de cet été 1958, qui conditionnent les évènements que les héros vivent dans le présent ; "Ça" c'est un peu 'souviens-toi l'été de quand on avait 10 ans' ><
  Entre les longues parties se trouvent des intermèdes où Stephen King approfondit la vie des habitants de Derry. J'ai bien senti que cette ville était aussi un personnage de l'histoire étant donné que Ça y sévit depuis bien longtemps. 

  J'avoue que j'ai été bien moins effrayée par ce deuxième tome, sans doute parce que les origines de Ça sont enfin révélées. J'avoue que dès que je maîtrise quelque chose, j'en ai bien moins peur.
  Néanmoins, j'ai bien cru que je n'allais pas pouvoir reposer ce livre avant la fin. A partir de la cinquième et dernière partie, on effectue un retour dans le présent et l'action est continue. Les héros doivent prendre leur courage à deux mains et affronter leurs plus grandes peurs alors qu'en parallèle, on découvre enfin ce que leur mémoire avait occulté de l'été 1958. Une scène qui m'a assez perturbée d'ailleurs mais dont je pense avoir compris le pourquoi du comment avec la révélation que j'ai eu à la toute fin(pour ceux qui ont lu le livre, je veux bien en discuter en MP si ça vous dit ^^) 

  Donc, donc, à la fin de "Ça", j'ai découvert un tout autre thème abordé par Stephen King. Un thème bien moins et bien plus effrayant à la fois. Quelque chose en filigrane dont ce roman ne pourrait être qu'un métaphore. Wow !

"Tu n'as pas besoin de regarder en arrière pour vois ces enfants ; quelque chose en toi les reverra éternellement, vivra avec eux éternellement, aimera avec eux éternellement. Ils ne sont pas nécessairement ce qu'il y a de meilleur en toi, mais ils furent autrefois le sanctuaire de tout ce que tu pouvais devenir.
[...]
Éloigne-toi, et tâche de garder le sourire au volant. Trouve un peu de rock and roll à la radio, et va vers la vie qui t'attend avec tout le courage et toute la foi que tu pourras trouver en toi. Sois honnête, sois courageux, fais face.
Tout le reste n'est que ténèbres."

  Pour conclure, "Ça" est encore un roman de Stephen King qui m'a fait vivre des moments de lecture exceptionnels. J'ai frissonné, j'ai été happée et j'ai presque pleuré... ♥

 

 

http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-ash2/50273_19166780681_1455530_n.jpg  Téléfilm de Tommy Lee Wallace - 1990
  Le rythme de ce téléfilm d'horreur est lent et on ne tremble plus vraiment à notre époque. Néanmoins, il reste assez proche du livre ; je suis conciliante car il faut dire que les 1200 pages de Stephen King ne sont pas évidentes à adapter même avec un téléfilm de 3 heures. Beaucoup de scènes sont omises et l'ordre est légèrement modifié mais bon un livre et un film ne peuvent décemment pas être construits de la même manière.

 

 

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Publié dans ♥ Stephen King

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L

Même si j'adore Stephen King, je ne pense pas lire celui-là. Le film a largement suffi à me donner la phobie des clowns pour le reste de ma vie. lol
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M


Dommage car le livre possède une jolie réflexion sur la vie et le passage à l'âge adulte, qui n'est pas dans le film (^-^) Merci de ton commentaire Lin.



E

Cette histoire m'a profondément marqué ! C'était mon premier King et depuis j'en suis accros.


Le récit passe du présent au passé et du passé au présent de merveilleuse façon,
laissant toujours le lecteur sur sa faim à chaque fin de chapitre. En fait, Stephen King contrôle parfaitement bien son texte et c’est avec une précision incroyable qu’il dévoile peu à peu
l’histoire, poussant son récit à la limite parfaite de la compréhension pour permettre au lecteur de rester en haleine durant sa lecture.


Écrit avec une richesse incroyable et débordant d’une imagination infinie, Stephen
King nous entraîne avec cette histoire dans des endroits insoupçonnés de notre imaginaire où l’horreur et les angoisses de chacun sont différents – et pourtant si semblables en même temps – pour
finalement en ressortir inquiet et fasciné à la fois. On termine ce livre profondément marqué et au final c’est avec un sentiment de perte que j’ai tourné la dernière page. Non pas une perte de
temps. Plutôt comme la perte… d’un bon ami… 
Franchement bravo !


-Erestor
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M


Merci pour ce commentaire Erestor, il rend parfaitement hommage à ce titre de Stephen King (^-^) 



B

Un livre vraiment génial, il faudra que je le relise!
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M


Merci de ton passage Bouquinovore (^-^)



R

Lu vers 15-16 ans, j'avais adoré mais il m'a donné quelques sueurs froides ! ;-)
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M


Je te comprend (^-^) merci de ton commentaire Radicale.



P

Moi, les Stephen King, c'est pas la peine, j'y arrive pas...


Je fait un nouveau concours sur mon blog, si tu es intéressée, hésite pas ^^
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M


Merci beaucoup Péléane (^-^) dommage que tu n'accroches pas à Stephen King